Dans la gueule du loup | Vendée Globe jour 31

(8 décembre 2020; jour 31) – Pour les leaders du Vendée Globe, les conditions très difficiles dans une dépression de l’océan Indien sont les plus difficiles de la course à ce jour.

La fatigue accumulée sur un mois de course est moins perceptible lorsque les conditions autoroutières se déroulent devant un skipper et son yacht IMOCA, mais en ce moment dans des vents de 35-55kts et de grandes mers, la combinaison de la fatigue et du stress continu rend les petits techniques les travaux difficiles et les gros travaux semblent impossibles.

Une période de navigation rapide hier et hier soir, d’une moyenne de près ou d’un peu plus de 20 nœuds, a vu Charlie Dalin étendre son avance à 250 miles nautiques – sa plus grande marge à ce jour puisqu’il a maintenant mené pendant près de la moitié de la durée de la course jusqu’à présent. .

Alors que le skipper d’Apivia parcourait des kilomètres rapides sur le bord d’attaque de l’avant, presque tous ses rivaux qui le poursuivent ont eu des problèmes techniques ou ont ralenti pour se repositionner par rapport à ce système particulièrement malveillant de 800 milles de large qui a plus de 60 nœuds de vent et des vagues de huit mètres près de son centre.

Des problèmes techniques ont fait que vivre près de l’avant du peloton signifiait survivre à une guerre d’usure. Des problèmes de pilote automatique ont assailli Louis Burton (Bureau Vallée 2) et Damien Seguin (Groupe Apicil) et tous deux ont ralenti périodiquement et perdu des places à cause de cela. Seguin a souffert depuis deux nuits et est passé de la troisième à la septième place. Burton est passé de la deuxième à la quatrième place.

«Hier a été une journée très compliquée pour moi», a admis Seguin. «J’étais tellement fatigué, je me sentais déprimé et j’étais un peu en désordre. Mais j’ai réussi à me reposer un peu, les choses vont beaucoup mieux, les conditions de navigation sont un peu meilleures. Même si je n’avance pas très vite parce que je suis un peu reculé, au moins je vais dans la bonne direction et je suis toujours dans le match.

«Dans ces situations, j’ai totalement confiance en mon équipe à terre pour trouver des solutions, pour m’aider à les mettre en œuvre dans le bateau. Ce n’est jamais facile car vous êtes en compétition et vous avez toujours le sentiment que chaque kilomètre perdu est une véritable tragédie. En fait, il faut le mettre en perspective, c’est un parcours si long. Nous devons continuer et revenir en mode course dès que possible.

«Les problèmes mécaniques font partie intégrante de la course au large, c’est un sport mécanique. Je me souviens des courses transatlantiques, notamment de la Route du Rhum avec beaucoup de soucis énergétiques où j’avais vraiment lutté. J’ai l’habitude de réparer les choses sur les bateaux.

«Je sais que je peux aller un peu dans le rouge en matière de résolution de problèmes. Hier était un peu extrême, j’étais vraiment fatiguée mais heureusement j’ai des gens dans l’équipe pour m’aider à garder le moral et me pousser à voir les choses de manière positive car ce n’est pas toujours facile!  »

En attendant, c’est Yannick Bestaven (Maître CoQ) qui a bien fait et est troisième. «J’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs tranches de vie différentes en très peu de temps.» Bestaven en est à son deuxième Vendée Globe mais n’est jamais entré dans la cinquième journée lors de son premier en 2008. «Tant de choses se sont passées en si peu de temps, vous ne l’imaginez jamais.

Bien que le mois écoulé représente un peu moins de la moitié des temps records prévus avant le début, seulement 38% du cours est terminé. En ce moment, les leaders sont au milieu de l’océan Indien alors que quatre ans Armel Le Cléach avait déjà passé le cap Leeuwin (sur la pointe sud-ouest de l’Australie).

Depuis le départ des côtes françaises, la météo n’a jamais vraiment été bonne pour une course rapide, notamment dans l’Atlantique. Il n’y avait pas de longues vagues dans les alizés et aucune condition pour atteindre les mers plates pour voir les foilers rapides dérouler les jours de plus de 500 milles qu’on attendait d’eux.

«À ce stade du Vendée Globe, après un mois de course, c’est assez incroyable d’avoir onze bateaux dans un rayon de 600 milles dans l’océan Indien avec autant de générations de design toutes représentées», ont déclaré Sébastien Josse et Christian Dumard, conseillers météo.

«Entre la génération 2020 LinkedOut de la deuxième et la cinquième OMIA Water Family de Dutreux, il y a 12 ans ou trois générations du Vendée Globe mais elles ne sont distantes que de 200 milles. Ce n’est vraiment rien! C’est moins d’une demi-journée dans certaines conditions.  »

Ce soir sera la course la plus difficile pour Dalin avec des vents de plus de 50 nœuds par moments, tandis que le deuxième Thomas Ruyant a ralenti pendant des périodes pour éviter le pire du système.

Bestaven a décrit sa vie à bord comme des conditions de vie «animales» à l’intérieur de Maître CoQ IV. «J’ai rétracté les foils car les chocs sont tellement violents. Je navigue dans toutes les directions. Je fais tout pour ne pas être en avance sur la déroute, pour ne pas me jeter dans la gueule du loup.

Ce système est une dépression très profonde et de Bestaven à Sorel (11e), il y en a neuf à avoir ralenti pour permettre à cette dépression de se déplacer vers le sud. Apivia et LinkedOut sont déjà trop loin à l’est pour l’éviter, Dalin subissant déjà des conditions difficiles cet après-midi avec 40 nœuds de vent de travers le poussant parfois à ralentir pour se protéger et protéger son bateau.

Classement – 21h00 (GMT) *
1. Charlie DALIN, APIVIA – DTF à 14879,8 nm
2. Thomas RUYANT, LinkedOut – 253,09 nm DTL **
3. Yannick BESTAVEN, Maître CoQ IV – 362,16 nm DTL
4. Louis BURTON, BUREAU VALLEE 2 – 362,77 nm DTL
5. Benjamin DUTREUX, FAMILLE OMIA-WATER – 431,3 nm DTL
DTF – Distance jusqu’à l’arrivée; DTF – Distance à la tête

* Quatre skippers ont aidé au sauvetage de Kevin Escoffier qui a débuté le 30 novembre. Leur classement ce jour-là à 14h00 était Escoffier (3e), Jean Le Cam (4e), Yannick Bestaven (6e), Sébastien Simon (7e ) et Boris Herrmann (8e). Le Jury de Course déterminera désormais le crédit de chaque skipper pour rétablir son classement dans la course.

Détails de la course – Types de bateaux – TraqueurClassementYoutube

Le Vendée Globe est la seule course de voile autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, et tout a été mis en place pour la 9e édition le 8 novembre. À partir de 1989 avec 13 inscriptions, la ligne de départ en 2020 en comptait 33 skippers au décollage des Sables d’Olonne, France.

L’évolution de la Classe IMOCA vers le foil verra ces bateaux se lancer dans le monde entier, vacillant sur des patins en carbone à travers des régions inhospitalières, poursuivant le record établi en 2016-17 par Armel le Cléac’h de 74: 03: 35: 46.

Attrition 2020-21
16 novembre 2020 – Nicolas TROUSSEL, CORUM L’EPARGNE – démâté
28 novembre 2020 – Alex THOMSON, HUGO BOSS – Dommages au gouvernail
30 novembre 2020 – Kevin ESCOFFIER, PRB – coque endommagée (coulée)
4 décembre 2020 – Sébastien SIMON, ARKEA PAPREC – dommages au foil
5 décembre 2020 – Sam DAVIES, Initiatives-Cœur – Dommages à la quille (collision)

Historique de participation:
1989-90: 13 bateaux au départ
1992-93: 15 bateaux
1996-97: 15 bateaux
2000-01: 24 bateaux
2004-05: 20 bateaux
2008-2009: 30 bateaux
2012-2013: 20 bateaux
2016-2017: 29 bateaux
2020-2021: 33 bateaux

Inscriptions 2020-21
Fabrice AMEDEO: NEWREST – ART & FENÊTRES
Romain ATTANASIO: PURE – BEST WESTERN
Alexia BARRIER: TSE – 4MYPLANET
Yannick BESTAVEN: MAÎTRE COQ IV
Jérémie BEYOU: CHARAL
Arnaud BOISSIÈRES: LA MIE CÂLINE – ARTIPÔLE ARTISANS
Louis BURTON: BUREAU VALLÉE 2
Didac COSTA: UNE PLANÈTE UN OCÉAN
Manuel COUSIN: GROUPE SÉTIN
Clarisse CREMER: BANQUE POPULAIRE X
Charlie DALIN: APIVIA
Samantha DAVIES: INITIATIVES-CŒUR
Sébastien DESTREMAU: MERCI
Benjamin DUTREUX: OMIA – FAMILLE DE L’EAU
Kevin ESCOFFIER: PRB
Clément GIRAUD: COMPAGNIE DU LIT / JILITI
Pip HARE: MEDALLIA
Boris HERRMANN: SEA EXPLORER – YACHT CLUB DE MONACO
Ari HUUSELA: STARK
Isabelle JOSCHKE: MACSF
Jean LE CAM: OUI NOUS CAM!
Stéphane LE DIRAISON: LE TEMPS DES OCÉANS
Miranda MERRON: CAMPAGNE DE FRANCE
Giancarlo PEDOTE: PRYSMIAN GROUP
Alan ROURA: LA FABRIQUE
Thomas RUYANT: LINKEDOUT
Damien SEGUIN: GROUPE APICIL
Kojiro SHIRAISHI: DMG MORI
Sébastien SIMON: ARKEA – PAPREC
Maxime SOREL: V ET B – MAYENNE
Alex THOMSON: HUGO BOSS
Armel TRIPON: L’OCCITANE EN PROVENCE
Nicolas TROUSSEL: CORUM L’ÉPARGNE

Source: Vendée Globe